GYPAETE BARBU

Le gypaète barbu est le plus grand des vautours de la faune européenne. Sa taille est de 115 cm pour une envergure moyenne de 2, 75 m et un poids variant de 5 à 7 kg.
Son nom latin est Gypaètus barbatus et il est classé dans l’ordre des Accipitriformes.
Son nom de barbu vient des mèches de plumes naissant à la base des mandibules, formant une curieuse barbiche.
Ses yeux sont jaunes, entourés d’un cercle rouge et sa tête est couleur crème. Quant à ses parties inférieures, elles sont jaunes-rosé avec des tons orangés. Le dos les ailes et la queue sont noirâtres.
Le gypaète barbu se caractérise à son mode d’alimentation. Généralement composé d’os et de ligaments de cadavres, il en consomme la moelle. Pour ce faire, il se saisit des os qu’il laisse tomber d’une hauteur de 50 à 100 m sur des rochers, afin que ceux ci se brisent, laissant alors la moelle à sa portée. Il consomme également des os entiers qui sont digérés grâce à ses sucs gastriques
En voie de disparition, l’on ne compte que quelques couples dans les Pyrénées basques (moins de 5). Du en partie à une fréquentation un peu trop intensive de ses territoires par les touristes et autres, ce magnifique rapace a de plus en plus de mal à se reproduire. L’on ne compte dans les 5 dernières années que 5 naissances en Pays basque.
Le gypaète ne nidifie pourtant qu’à très haute altitude, au delà de 1000 m et ce en période hivernale. Un seul œuf sera pondu et sa durée d’incubation varie entre 55 et 60 jours. Ce n,’est alors qu’au bout de 4 mois que le poussin quittera son nid, ayant fait jusque là l’objet de l’attention constante des deux parents.
Il est évident que le manque de nourriture est le facteur principal de la mortalité de nombreux poussins. Depuis quelques années, un plan de sauvetage de l’espèce a été mis en place, avec notamment la création de charniers. Ces charniers sont alimentés principalement par les agriculteurs locaux, qui y déposent des cadavres d’animaux de leurs élevages (mouton, vache, chevaux). Malgré cela, il faut compter sur la concurrence des vautours fauves, eux en constante croissance, mais également celle du percnoptère (vautour blanc, lui migrateur) et des corvidés.